LA VIE QUOTIDIENNE EN ACADIE ET AU CANADA et les relations avec les Amérindiens ( XVIIe-XVIIIe)

SALLE DE SPECTACLE JEAN GABIN
Mardi 12 Janvier 2027 14h30
Une vie proche de la nature, à l’imitation des Amérindiens, tout en conservant celles des habitudes européennes qui peuvent s’adapter aux conditions locales. On s’enferme et on se calfeutre l’hiver, on vit dehors et au grand air l’été. Les jeunes en âge de travailler se tournent fréquemment vers l’exploitation des fourrures et optent temporairement pour un nomadisme qui les met en contact avec les autochtones. Il s’agit de gagner le pécule propre à la fondation d’une exploitation agricole. Pour les migrants, le contrat d’engagement se substitue à cette période transitoire. La Nouvelle-France s’organise autour de son Fleuve sur les rives duquel sont situées les trois villes-ports / villes-portes du Nouveau Monde : Québec, Trois Rivières, Montréal. C’est par là que transitent les agents du pouvoir, les migrants et les denrées en provenance de France et dont les Canadiens ne peuvent se passer, et c’est par là qu’ils exportent leurs marchandises vers la France, vers les Isles à sucre et en contrebande, chez les Anglais, avec qui les relations restent ambivalentes.

Thierry SAUZEAU

Professeur en histoire moderne Université de Poitiers Membre Titulaire du Criham